Et maintenant...

ET MAINTENANT ...

En avril 2006, plusieurs centaines de collègues adressaient une lettre ouverte au Garde des Sceaux.

Ce courrier constatait l’impasse dans laquelle se trouvait le corps des greffiers en chef et le sentiment grandissant d’injustice et d’iniquité.

Cinq ans après, la situation a-t-elle changé ? A vous de juger.

Sur la carrière :

Pour mémoire, la réforme statutaire, déjà ancienne des magistrats avait permis de restructurer complètement leur carrière :

-          Doublement des postes HH : de 5 à 10 %

-          Elargissement de 36 à 62 % des postes du 1er grade

-          Réduction de 58 à 28 % des postes du 2ème grade

Pour les greffiers en chef, rien jusqu’au 18 avril 2011 où un repyramidage de certains postes va avoir lieu permettant à 67 collègues d’obtenir un avancement, soit 3,7 % du corps !

Pour les autres, il faut attendre …. mais, à ce rythme, jusqu’à quand ?

Sur le régime indemnitaire :

Notre taux indemnitaire est toujours bloqué à 22% de l’indice moyen et aucune revalorisation n’est prévue cette année encore.

Contrairement aux magistrats, nous ne bénéficions toujours pas de la prime modulable.

Dans le même temps, les magistrats verront leur enveloppe indemnitaire augmentée de 3,33 millions d’euros en 2011, 4,43 millions d’euros en 2012 et 5,15 millions d’euros en 2013 !

Jusqu’à quand allons-nous accepter cela ?

Sur la N.B.I.

La mise en place de la réforme de la carte judiciaire a aggravé la situation. De nombreux collègues ne la touchent plus, même s’ils conservent pendant deux ans le bénéfice d’une indemnité soit disant équivalente.

Mais que sont devenus les centaines de points de NBI ainsi récupérés ?

Sur le devenir de la profession :

De nombreux postes « administratifs » sont toujours occupés par des magistrats : secrétaires généraux, questeurs, chef de bureau et de section en administration centrale, le directeur de l’ENG, le directeur des ressources humaines des greffes et le DDARJ PARIS, et l’apparition dans certaines juridictions de magistrats, chef de service.

A quoi servons-nous ?

Le constat est sans appel.

La situation s’est aggravée.

Durant ces cinq années, deux élections professionnelles ont eu lieu, sans résultat.

Nous pensons que l’heure est venue de prendre en main notre avenir professionnel.

Nous vous annonçons la création du syndicat des greffiers en chef.

REJOIGNEZ NOUS

ET

ENSEMBLE FAISONS BOUGER LES LIGNES

 

Daniel DACHS                                                                                   Valentine JULY                                                                            Philippe NEVEU

GTGI PARIS                                                                                       TI BOULOGNE                                                                              GTGI PARIS